Rapport 2007
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La SFSA
a lancé le programme Gestion de l’information
et de la communication par les agriculteurs (FICOM) en 2005
avec comme objectif d’améliorer la communication entre les producteurs
et leurs marchés. Le résultat a dépassé toutes les attentes
: les agriculteurs génèrent des revenus, mettent a profit leurs
capacités commerciales et créent de nouvelles entreprises. Le
programme, mené depuis juin 2007 par l’Association des agriculteurs
du district de Kayunga, jouit aujourd’hui d’une autonomie financière.
De précieux conseils sur les methods de culture
sont relayés depuis la centrale de la Fédération
nationale des agriculteurs d’Ouganda en direction des antennes locales, puis des 24
« centres téléphoniques de villages » où chaque groupement d’agriculteurs possède un téléphone portable. Les agriculteurs
envoient et reçoivent également des SMS avec des
informations
actualisées sur les prix du marché, ce qui leur évite souvent de perdre une journée de déplacement jusqu’au marché.

La SFSA s’est portée garante de prêts pour que des agriculteurs
aient accès à des capitaux d’une société locale de microfinancement
en vue de l’acquisition d’un téléphone portable. Les agriculteurs
réalisent également des bénéfices en vendant des unités de temps
du téléphone du village. Ces benefices ont contribute au financement
de nouvelles enterprises générant elles-mêmes des revenus. Ils ont notamment permis l’achat de deux bateaux pour faire la navette entre les deux rives du Nil avec des passagers, le matin et
le soir. |
Milly Sekandi, membre du Zibula Atudde Women’s Group, a acheté un téléphone de village. Avec d’autres agriculteurs, elle cultive du riz et du maïs adaptés aux régions d’altitude. Ils peuvent ainsi confirmer les prix qu’ils pratiquent à Kampala et sur les marchés frontaliers à Busia (Kenya). Il y a quelques années, ce sont les intermediaires qui auraient imposé leurs prix, en leur faveur.
Certains agriculteurs assurent la liaison avec des acheteurs venus du Kenya. Auparavant, il leur arrivait d’attendre plusieurs jours l’arrivée
des acheteurs. Désormais, ils peuvent rester dans leurs exploitations jusqu’à ce que l’acheteur
les appelle pour annoncer qu’il arrive.
D’autres utilisent les téléphones pour organiser des livraisons de lait. Zubairi Sebyala, par exemple, est responsable du téléphone de village à la laiterie Bugerere de Baale, pour les appels en direction du nord du district de Kayunga qui se spécialise dans la production laitière. Tout retard de livraison peut être fatal, car le lait se détériore rapidement avec la chaleur. Grâce au téléphone du village, les producteurs de lait suivent l’évolution des prix sur des marchés éloignés et se mettent en relation avec des acheteurs pour organiser une livraison rapide et éviter ainsi que le lait tourne.

Avec des partenaires comme la Deutsche
Bank Americas Foundation, la Fondation
Skoll et la Fondation
Shell, la SFSA a procédé à un investissement conjoint dans
la société ASPIRE afin de soutenir
la croissance de petites et moyennes entreprises d’Afrique de
l’Est. ASPIRE est gérée par GroFin, spécialiste du développement
et du financement des affaires avec des activités de soutien
commercial et la mise à disposition de financements adéquats
à
des entreprises viables au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda. |

Les entreprises candidates doivent avoir établi un business plan solide, ce qui est plus important que d’avoir des références sur les activités antérieures ou des garanties collatérales. L’investissement financier peut atteindre USD 1 million par société mais c’est la valeur ajoutée fournie par l’expertise commerciale des co-investisseurs qui contribue à la réalisation effective des hypothèses des business plans.
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